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Comptoir des Mines galerie Détecteur de talents

mercredi 4 Avr, 2018 - 15h34min

“Notre objectif est de détecter les talents, des les rendre visibles et de les accompagner dans leur travail”, explique Imane Barakat, responsable des expositions au Comptoir des Mines galerie. Elle ajoute que “nous ne prenons jamais d’œuvres dans les ateliers. Toutes celles que nous présentons sont nées d’une collaboration avec l’artiste”. Un principe. Cette galerie de haut vol a redonné vie à un bâtiment dont l'architecture est elle-même une œuvre d’art. Construit dans les années 30, l’immeuble Art Déco est ainsi -et enfin- sorti de l’abandon.

Comptoir des Mines galerie Détecteur de talents

Les premiers à investir les lieux sont tous marocains. Un autre principe puisqu’il s’agit de mettre la lumière sur la scène contemporaine locale, qui en manquait grandement jusque-là. Dispersées çà et là dans les pièces lumineuses de ce bâtiment autrefois habité, les œuvres donnent le ton des intentions de chacun des 10 artistes choisis pour l’occasion. C’est ainsi que l’heureux visiteur passe des toiles grand format de Mariam Abouzid Souali, qui traite ici des origines variées du monde, aux photographies de Noureddine Tilsaghani chargées de nous interroger sur nos chemins imposés et nos notions de liberté. Dans ce qui était autrefois des salons, des chambres et des cuisines, trônent les “trajectoires nomades” de Mohamed Arejdal, les installations d’Hassan Bourkia ou les sculptures animalières de Simohamed Fettaka, sans oublier les autres artistes de cette décade, l’invitation à la Galerie Shart avec Yassine Balbzioui, et une carte blanche à Hassan Hajjaj. À leurs côtés, Larbi Cherkaoui innove en maniant les lettres arabes avec des peaux et des circuits électroniques découpés, pendant que l’installation en inox et ampoules d’Abdelaziz Zerrou fait étinceler les “Lumières du Maroc”. Puis, plus loin dans l’obscurité, le projet “killing machine” d’Akrim Mustapha joue des néons en forme de mots ou de dessins pour raconter l’histoire d’immigrés africains pendant leurs traversées. “Traversées” ou “Crossing” est d’ailleurs le nom choisi pour cet événement, comme pour traduire l’envie de lever les barrières visibles et invisibles faisant obstacle à la pleine diffusion de nos formes d’art au-delà de nos frontières.

Jusqu’au 20 avril 2018

62, rue Yougoslavie

Tel : 06 88 14 60 74

À PROPOS DE L’AUTEUR

stephanie-jacob

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